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L’apprentissage reprend des couleurs

Après quelques années au cours desquelles l’apprentissage avait tendance à diminuer dans le bâtiment, depuis 2018 les chiffres repartent à la hausse. Une bonne nouvelle pour le secteur.

Commentaires par Jean-Michel Laidin, associé Fimeco Walter France.

Un regain d’attractivité

L’un des objectifs des gouvernements précédents pour les jeunes, était de privilégier la filière de l’enseignement général. Le but étant d’amener 80% d’une classe d’âge au BAC. La parole était peu donnée aux parents et aux jeunes. Cela explique la désaffection des dernières années pour l’apprentissage.

Aujourd’hui, les jeunes s’y intéressent de plus en plus. Dans le bâtiment, c’est le plein emploi, les patrons ont du mal à trouver des ouvriers ; en conséquence les salaires progressent, même en région. Il y a donc un vrai avenir pour les apprentis qui ne veulent pas s’arrêter au CAP, mais passer leur BAC pro, voire obtenir un BTS grâce à l’apprentissage. Le nombre d’apprentis progresse en France, et c’est encore plus vrai pour le bâtiment.

 

 

Les règles sont fondamentalement les mêmes

Les avantages sont stables au fil des ans. L’apprenti est rémunéré en pourcentage du SMIC, en fonction de son âge et de l’année d’apprentissage. Cela va de 40 % du SMIC pour les moins de 18 ans en première année, jusqu’à 60 % la troisième année. Entre 18 et 20 ans, de 50 à 70 %, et au-delà de 21 ans, de 55 à 80 %.

Les employeurs, quant à eux, sont exonérés de cotisations, et bénéficient de primes dont le montant varie selon les accords régionaux.

Le milieu de l’apprentissage se libéralise

Auparavant, pour être enseignant CFA, une autorisation administrative était nécessaire. De plus, les centres dépendaient de la Direccte ou de tel ou tel ministère. Cette autorisation ayant été supprimée, de nouveaux centres plus privés vont apparaître. C’est réellement une chance pour les branches professionnelles ou les organismes de formation d’aborder le secteur de la formation dans le bâtiment, de former différemment les apprentis. En effet, jusqu’à présent, l’image de l’enseignement en apprentissage n’était pas forcément positive. L’enseignement étant trop théorique selon les employeurs, qui constataient un fort décalage entre ce que les apprentis étaient censés savoir et ce qu’ils savaient réellement faire.

Une chance de faire évoluer les méthodes

En conclusion, si des professionnels de la formation s’intéressent à ce marché, cela va faire bouger les lignes ! D’autres méthodes d’apprentissage vont apparaître et ce sera une chance pour le futur de l’emploi, avec un enseignement « rafraîchi », de nouveaux entrants plus performants, qui vont former une main-d’œuvre plus adaptée aux besoins des employeurs.

Tout est à ré-inventer, au profit des employeurs et des jeunes !

 

En savoir plus sur le stage à l'installation.

 

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