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Avec la crise sanitaire, les entreprises du BTP doivent faire face à des coûts supplémentaires dus aux équipements qu’il a fallu acquérir, aux absences, aux arrêts de chantier, aux ralentissements dus au respect des gestes barrière, etc. La question se pose donc dans toutes les entreprises, y compris celles du bâtiment : dois-je récupérer ces coûts sur les prix ? Mais c’est délicat lorsqu’un devis a déjà été signé. Ou bien ne dois-je pas m’arranger pour faire des économies sur les autres coûts ?

 

Cette crise est donc l’occasion de se pencher sérieusement sur la question, et d’étudier comment optimiser les différents postes de coûts.

 

Revoir ses prix et son approvisionnement en matériaux

 

Il s’agit de revisiter presque pièce par pièce sa base de prix d’achat, vérifier que ces prix sont compétitifs, ou s’il y a une marge d’amélioration possible. Pour cela, le chef d’entreprise devra être conscient de sa buyer power (lire notre article) : conscient de ses besoins récurrents en palettes, en mètres linéaires, etc, de différents matériaux, il aura tout intérêt à négocier avec quelques fournisseurs sélectionnés, et auxquels il assurera un chiffre d’affaires récurrent, ses prix et ses conditions de livraison.

 

Travailler avec son équipe, des intérimaires, des sous-traitants ?

 

Tous les patrons du bâtiment ont une équipe de salariés. Mais il est quasiment impossible que celle-ci corresponde exactement chaque mois aux besoins des chantiers en cours. En cas de surchauffe, quelle est la bonne approche ? Faut-il embaucher ? Ce qui suppose 1) faire une bonne embauche 2) former l’ouvrier ou le chef de chantier. Ou ne vaut-il pas mieux faire intervenir un professionnel de confiance en sous-traitance ? Il connaît son métier, sera directement opérationnel, il a les compétences et surtout il maîtrise son temps : « Pour carreler cette pièce, il me faut trois jours ». Trois jours de sous-traitance = tant + ma marge = je maîtrise mon coût, donc mon bénéfice.

 

S’équiper en matériel ou louer ponctuellement ?

 

Le raisonnement est identique avec le matériel et les petits équipements. Pour un chef d’entreprise, la tentation est grande, dès qu’il en a eu besoin 2 ou 3 fois, d’acquérir un nouveau matériel. Si l’on prend l’exemple d’une mini-pelle, cela représente un véritable investissement, qui ne sera pas forcément intéressant si on ne l’utilise que six fois dans l’année. Il s’agira de se poser la question de la location. Un coût variable ne vaut-il pas mieux qu’un coût fixe ? Et l’entreprise gagne en agilité.

 

Connaître le coût horaire chargé de ses salariés

 

Le dernier élément de la structure de coût est le coût du personnel. Le chef d’entreprise doit impérativement demander à son responsable paie ou à son expert-comptable de lui donner suffisamment d’indicateurs sur le coût chargé de l’heure de chacun de ses salariés. Il pourra ainsi déterminer précisément le prix de l’heure vendue pour s’assurer sa marge. Et lorsque le chef d’entreprise pensera à embaucher, il devra, là encore, se poser la question d’embaucher plutôt un CDD ou de recourir à l’intérim.

 

Pour prendre toutes ces décisions, le dirigeant d’une entreprise de BTP aura tout intérêt à consulter son expert-comptable qui lui donnera des éléments objectifs d’analyse.

 

 

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Tag(s) : #Bon à savoir

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