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Les aides gouvernementales ont sans aucun doute sauvé de nombreuses entreprises, dont des entreprises du bâtiment. Mais quoi qu’il en soit, la crise a érodé la trésorerie, et les entreprises sont reparties au front avec des soldes bancaires moins garnis qu’auparavant.

La question se pose donc plus que jamais : comment améliorer sa trésorerie ? Conseils par Jean-Michel Laidin, associé Fimeco Walter France.

 

Stocker mes matériaux ou m’approvisionner à flux tendus ?

 

Qui dit trésorerie dit BFR – besoin en fonds de roulement. Si le chef d’entreprise a su négocier des partenariats intelligents (lire notre article sur le sujet) avec une poignée de fournisseurs fiables, ceux-ci le privilégieront pour leur tournée. Le patron de BTP pourra alors s’autoriser à commander son matériel au fur et à mesure de ses besoins. Les avantages : sa trésorerie sera moins mobilisée, puisqu’il n’aura plus – ou moins – à « avancer » l’argent ; il économisera sur les espaces de stockage, qui pourront être moins importants ; et enfin il évitera l’obsolescence de certains matériaux ou accessoires.

 

 

Maîtriser sa balance clients

 

Combien de patrons de BTP facturent quand ils ont le temps ? Notamment quand ils ont beaucoup de travail, ce qui les rassure, et donc, l’administration... on verra ça plus tard. Erreur fatale ! Rien ne doit être géré de manière plus rigoureuse que la facturation. Deux règles d’or sont à appliquer. D’abord la pratique de l’acompte : dès qu’un devis est signé, une facture d’acompte doit être émise, et payée. Ensuite, la facturation au fur et à mesure de l’avancement du chantier. Cela doit être définie lors de la négociation avec le client, en le prévenant à quel moment il recevra et devra donc payer les différents acomptes. Et bien sûr une relance rigoureuse, régulière et systématique des factures impayées.

A l’inverse, le BFR peut être amélioré en convenant avec ses fournisseurs d’un délai de paiement qui convienne aux deux parties. Des conditions de règlement bien négociées pourront permettre de gagner quelques jours de trésorerie, et de sortir de la logique de paiement « au cul du camion ».

 

Mettre en place des indicateurs de trésorerie

 

Certes, personne ne sait de quoi demain sera fait. Avant la crise, le carnet de commandes était plein dans le BTP. Il faut désormais rattraper le retard. Mais la rentrée de nouveaux devis est-elle aussi performante qu’auparavant ? Même en cas de surchauffe, l’action commerciale doit rester dynamique, sinon, gare au « trou » d’activité.

Les chefs d’entreprise doivent se laisser convaincre par leur expert-comptable pour débloquer un budget permettant de mettre en place un tableau de trésorerie, et un tableau de bord avec des indicateurs adaptés permettant de mesurer l’activité : montant des factures émises, nombre de prospects, nombre de devis signés, etc.

 

En jouant sur tous ces tableaux, le chef d’entreprise du bâtiment et des travaux publics réussira à redresser sa trésorerie, et à retrouver un peu de sérénité.

 

 

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Tag(s) : #Bon à savoir

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